La sauvegarde de la biodiversité
La Polynésie est pour beaucoup un paradis.
Ceux qui y sont déjà allé vous le diront, l’accueil, la végétation, le paysage, mais également les lagons d’azur et l’océan Pacifique sont un régal pour l’âme et les yeux.
Cependant, aujourd’hui les fonds marins sont en danger. L’association Ori Heitiare Tahiti a décidé de s’investir dans la défense et la sauvegarde de la Biodiversité Marine aux côtés de plusieurs acteurs présents au Fenua.
Pendant des siècles, l’humanité a agi comme si mers et océans étaient des ressources inépuisables, capables de nous nourrir et d’absorber tous nos déchets. Mais c’est bien évidemment faux. Face à la destruction toujours plus inquiétante de nos mangroves, herbiers marins, récifs coralliens et à la mise à mal des zones de reproduction de poisson, le milieu marin est menacé, mais également les services écosystémiques qu’il fournit, comme les ressources de pêche.
Les menaces qui pèsent sur les océans sont plus nombreuses que ce que l’on ne peut imaginer. L’activité humaine génère pollutions multiples ; eaux usées, pesticides, hydrocarbures ou encore plastiques.
Calculé de la même manière que le PIB national, le Produit Marin Brut annuel placerait les océans au septième rang des économies mondiales grâce à une production annuelle de biens et de services évaluée à 2 500 milliards d’US dollars. La valeur globale du patrimoine océanique est quant à elle estimée à 24 000 milliards d’US dollars, une valeur sans commune mesure avec celles des plus grands fonds souverains. De ce point de vue, la France possède une responsabilité particulière puisqu’elle possède le second espace maritime au monde via les territoires de ses DOM-TOM.
2026 : des soutiens institutionnels à Tahiti
En réponse à toutes ces problématiques, un soutien institutionnel à Tahiti a répondu présent.
Les échanges avec le Ministre des Ressources Marines, Taivini TEAI
Les discussions ont porté sur l’intégration des enjeux environnementaux majeurs de la Polynésie au cœur du festival.
Le ministre a souligné l’importance de faire du festival un outil de sensibilisation internationale, en mettant en avant :
• La richesse exceptionnelle de la biodiversité marine polynésienne,
• Les conséquences concrètes de la montée du niveau des océans sur les populations insulaires,
• Les actions menées en Polynésie pour la restauration et la protection des récifs coralliens.
Durant le festival polynésien 2026 seront proposés :
Des conférences, des ateliers éducatifs, des expositions pédagogiques et des projections audio-visuelles sur les récifs coralliens, des interventions d’experts (Université de Perpignan – Projet Rescue Ocean…) et d’acteurs de terrain polynésiens (Coral Gardeners – IFRECOP Polynésie…).
Échanges avec le Ministre de la Culture Polynésienne, Ronny TERIIPAIA
Le Ministre de la Culture a insisté sur la nécessité de présenter une culture polynésienne vivante, intimement liée à l’océan et à son environnement.
Les échanges ont mis en avant :
• Le rôle central de la mer dans les traditions, les récits et les pratiques culturelles polynésiennes,
• La transmission des savoirs ancestraux liés à la navigation, à la pêche et à la protection des lagons,
• L’importance de l’expression artistique (danses, chants, arts visuels) pour porter un message écologique : « Danse pour ton lagon pour le Heiva des écoles de danse » et « chaque pas de danse fait pousser un corail pour le Ori Vahine Compétition Solo ».
Il a été convenu que le festival pourrait articuler : des spectacles culturels (Heiva des écoles de danse et le Ori Compétition Solo…), des ateliers éducatifs et culturels, des temps de parole reliant culture, identité et enjeux environnementaux contemporains.
Échanges avec le Président du Gouvernement et Ministre du Tourisme, Moetai BROTHERSON.
Le Président du Gouvernement a abordé le festival comme une vitrine stratégique pour la Polynésie française en Europe.
Les points principaux abordés ont été :
• La promotion d’un tourisme responsable et durable,
• La valorisation de la Polynésie comme territoire engagé face au changement climatique,
• Le renforcement des liens culturels, économiques et institutionnels avec la France hexagonale.
Le festival a été identifié comme une opportunité de :
• Sensibiliser le grand public aux défis environnementaux polynésiens,
• Renforcer l’attractivité touristique de la Polynésie à travers un message responsable,
• Soutenir une image internationale fondée sur la protection des océans et des écosystèmes.
Un accompagnement institutionnel a été évoqué afin d’assurer la cohérence du projet avec les stratégies culturelles et touristiques du gouvernement.
L’ensemble des échanges a confirmé une convergence forte entre les objectifs du Festival polynésien de Toulouse 2026 et les priorités du gouvernement polynésien.
Le festival est envisagé comme :
• Un événement culturel majeur,
• Un espace de sensibilisation environnementale,
• Un outil de rayonnement international pour la Polynésie française.
Les thématiques de la biodiversité marine, de la montée des eaux et de la restauration des récifs coralliens constitueront des axes structurants du programme, en lien étroit avec les dimensions culturelle, scientifique et touristique.
Compte rendu rédigé par Eddy Etaeta
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